Hanine Mhannd, fondateur de VeraBoard
La réponse en bref
Dans la méthode VeraPreneur, un Boss est le prix à payer pour atteindre votre objectif : les refus, les silences, les objections que tout business rencontre dès qu’il propose quelque chose. On les nomme, on fixe combien on accepte d’en encaisser sur la Saison, et on les compte un par un.
Sommaire6 parties
Le prix normal de l’action
Un devis refusé. Un prospect qui ne répond plus. « C’est trop cher. » Un commentaire désagréable sous votre vidéo. Un client qui demande à être remboursé. Un autre qui ne renouvelle pas.
Ces coups ne disent rien de votre valeur. Ils disent que vous jouez : on n’essuie pas de refus quand on ne propose rien, et on ne reçoit pas de critique quand on ne publie rien.
Un Boss ne vient pas parce que vous faites mal. Il vient parce que vous faites.
Les coups les plus courants
Ils reviennent dans tous les métiers, sous des formes à peine différentes.
- Les rejets : le non, le devis refusé, la proposition écartée.
- Les silences : le prospect qui ne répond plus, la relance sans réponse.
- Les objections : le prix, le moment, « je vais réfléchir ».
- Les critiques : le commentaire, l’avis, la remarque qui pique.
- Les remboursements : le client qui demande à récupérer son argent.
- Les départs : le client qui ne renouvelle pas, l’abonné qui s’en va.
Votre métier a sûrement les siens : vous pouvez créer vos propres Boss.
Pourquoi les nommer
Un coup sans nom se transforme vite en verdict. « Il a dit non » devient « ce métier n’est pas pour moi ». Et le verdict, lui, vous fait éviter la proposition suivante.
Nommé, le même coup redevient ce qu’il est : un événement du métier, prévisible, que tous les entrepreneurs rencontrent. Ce n’est plus vous contre le monde. C’est un Boss, et il a un compteur.
La méthode nomme l’épreuve et s’arrête là. Elle ne vous explique pas ce qui cloche chez vous : il n’y a rien à diagnostiquer, seulement des affrontements à compter.
Chaque affrontement compte
Au début de la Saison, vous choisissez quelques Boss et vous fixez pour chacun une cible : le nombre d’affrontements à atteindre.
Chaque fois que vous y allez quand même, vous marquez +1. Le Boss tombe quand le compteur atteint sa cible. Aucune défaite ne s’enregistre : un refus n’enlève rien, il ajoute un affrontement.
Un Boss ne rapporte aucun XBiz, il a son propre compteur. Le XBiz mesure le travail qui fait avancer votre business (une heure au ×1 vaut 1 XBiz, une heure au ×10 en vaut 10) ; le Boss mesure ce que vous avez accepté d’encaisser pour y arriver.
Chaque fois que vous y allez quand même, ça compte. Notez-le.
Viser les refus plutôt que les fuir
C’est le renversement le plus utile de la méthode. Tant qu’un refus est un échec, vous l’évitez, et vous évitez avec lui tout ce qui rapporte.
Quand le refus devient un +1 sur un compteur, il change de camp. Viser dix refus sur la Saison, c’est s’engager à proposer assez pour les recevoir. Et chaque proposition envoyée est aussi une chance de oui.
Ce que vous évitiez devient ce que vous allez chercher.
Un Boss appartient à la Saison
Les Boss vivent dans la Saison, à côté de votre objectif de chiffre d’affaires. L’objectif dit où vous allez ; les Boss disent ce que vous acceptez d’encaisser pour y aller.
Une belle première Saison, c’est deux victoires à la fois : atteindre son objectif de chiffre, et faire tomber son premier Boss.

Les Boss dans la Saison, à côté de l’objectif : chacun son compteur, chacun sa cible.
- Le compteur : 14 affrontements encaissés, sur une cible de 20 fixée pour la Saison
- Un deuxième Boss, avec sa propre cible

Les Boss dans la Saison, à côté de l’objectif : chacun son compteur, chacun sa cible.
- Le compteur : 14 affrontements encaissés, sur une cible de 20 fixée pour la Saison








